Fondation SADEV

Coopération & Développement

La Fondation à l’honneur sur le site de l’Ambassade de France

Dans le cadre d’une mission de la Fondation aux Comores, le Délégué Général de la Fondation a répondu pour le site de l’Ambassade de France à quelques questions sur la Fondation et ses projets.

Antoine Huart

Lien vers l’article sur l’interview sur le site de l’Ambassade (Cliquez-ici).

 

Présentez-vous. Quel est votre parcours professionnel ?

Antoine Huart, Délégué général de la Fondation d’entreprises Sadev 94. Après des études de gestion et d’anthropologie, j’ai travaillé 5 ans comme Coordinateur Afrique pour une ONG Française avant de rejoindre la Fondation Sadev en 2010.

Présentez-nous Sadev 94 et la fondation.

Sadev 94 est une Société d’Economie Mixte d’aménagement basée dans le Val de Marne. L’essentiel de l’actionnariat de la société est détenu par le département du Val de Marne et 17 autres collectivités. La société est un partenaire privilégié des villes désireuses d’engager de vastes projets urbains ou de lancer la construction de nouveaux équipements publics. En tant qu’aménageur, Sadev 94 apporte son expertise et met en synergie des compétences multiples. Depuis sa création en 1986, elle s’est imposée comme l’un des principaux acteurs du développement urbain et économique du Val-de-Marne.

Souhaitant intégrer des problématiques de développement durable, en lien avec sa démarche citoyenne, le conseil d’administration a décidé de s’engager dans le développement d’une coopération solidaire. Sadev 94 a associé plusieurs entreprises à la création de la Fondation qui a vu le jour en 2009.

Dans quel pays Sadev 94 intervient-elle à l’origine ? Quels sont, en Afrique, les différents projets de coopération en cours ?

S’appuyant sur les dynamiques présentes dans le département du Val de Marne (diasporas, coopérations décentralisées, associations), la Fondation intervient actuellement au Mali et aux Comores.

Nos projets au Mali concernent les domaines de l’accès à l’eau potable, de l’assainissement, de la lutte contre la désertification et du développement agricole.

Pour les Comores, nous avons été sollicités par la diaspora de Djomani en France qui nous a impressionné par son dynamisme et son niveau d’organisation.

Lors d’une première mission de la Fondation aux Comores en 2012, la diaspora et la commune ont organisé des

 ateliers aux cours desquels des jeunes cadres du village nous ont présenté différents axes d’intervention prioritaires. Nous avons rencontré le maximum d’acteurs institutionnels et privés pour mesurer la pertinence et les dynamiques de chaque proposition. Finalement, nous avons retenu deux actions auxquelles nous estimions pouvoir contribuer efficacement, il s’agit de l’accès à l’eau potable et de la formation professionnelle.

Quels sont les projets de la fondation en Union des Comores ?

En partenariat avec la Commune de Nyumamdro-Kiblani et sa Diaspora, la Fondation appuie un important projet d’amélioration de l’accès à l’eau potable. Notre intervention concerne la réalisation d’infrastructures pour le réseau d’eau de Chamlé-Mitsamiouli mais également l’appui à la mise en place d’une gestion pérenne et transparente du service public de l’eau. Cette intervention se mène conjointement avec le Programme GECEAU piloté par la Direction nationale de l’hydraulique (DGEME) sur financement AFD.

Le second projet soutenu par la Fondation concerne la création d’un Centre de formation et d’insertion professionnelle aux métiers du bâtiment (CFIP). La création de ce centre répondait à trois priorités :

  • ­combler le manque de formation technique diplômante sur l’île de Ngazidja ;
  • ­lutter contre le chômage des jeunes ;
  • ­renforcer les acteurs économiques locaux dans le domaine du bâtiment.

C’est un projet très motivant qui fédère de nombreux acteurs convaincus de son importance.

Depuis 2012, la Fondation Sadev est partenaire de ce projet, de même que le Groupement des Educateurs sans Frontières (GREF) qui apporte son expertise sur les aspects pédagogiques et pour la formation de formateurs.

Le projet a tout de suite été soutenu par le Gouvernorat de l’Île Autonome de Ngazidja qui prend en charge les coûts d’enseignement. Le projet a également reçu le soutien financier de la Région Provence Alpes Côtes d’Azur ainsi que de l’ambassade de France aux Comores à travers le Programme Franco ­Comorien de Codéveloppement.

 

Quel est l’objectif affiché du projet de centre de formation de Djomani ?

L’objectif du projet est ambitieux, ce n’est pas la simple construction d’un bâtiment, c’est de réussir à offrir à des jeunes, notamment sortis du système scolaire classique, des formations de qualité, reconnues, qualifiantes et leur permettant une réelle insertion professionnelle.

En juin 2015, le Centre a été officiellement créé par arrêté du Gouverneur sous la forme d’un Établissement Public sous la tutelle conjointe du ministère en charge de la formation technique et professionnelle et du Gouvernorat de l’Ile Autonome de Ngazidja. En parallèle, les référentiels pédagogiques élaborés avec le GREF ont été validés par l’ensemble des acteurs nationaux, insulaires et privés.

En octobre 2015 a été mis en place le Conseil d’Administration du centre qui intègre institutions nationales et insulaires, représentants de la commune et de la diaspora ainsi que des acteurs du secteur privé.

Les formations ont démarré en février 2016, deux filière sont proposées :

  • CAP Construction et Entretien du bâtiment (Maçonnerie Charpente)
  • CAP Installation et Entretien en Electricité et Plomberie

Le bâtiment du centre a été inauguré en mai. La seconde rentrée est prévue pour septembre/octobre 2016, jusqu’à 80 élèves pourront suivre ces deux formations. Un financement de l’Union européenne par le biais du PAFTP permettra de renforcer les activités du centre et l’accompagnement des jeunes jusqu’à leur insertion.

Avez-vous de futurs projets en préparation en Union des Comores ou ailleurs en Afrique ?

Quelques pistes sont en réflexions avec nos partenaires de la diaspora, mais notre priorité pour les prochains mois est de mener au bout les actions déjà engagées. La réussite de ces premières actions sera déterminante pour convaincre nos partenaires et administrateurs de nous engager dans de nouveaux projets.