Fondation SADEV

Coopération & Développement

Appuis à des coopératives agricoles maliennes

La Fondation Sadev son partenaire l’AMSCID dans un important projet de développement agricole par l’appui et l’équipement de quatre coopératives agricoles dans le cercle de Yélimané.

Origine du projet :

Le Cercle de Yélimané se situe dans la région de Kayes au Mali, sa population est d’environs 185.000 habitants et sa superficie est de 5.700 km2. La principale activité du cercle est l’agriculture, toutefois la production agricole reste limité et ne permet pas toujours d’atteindre l’autosuffisance alimentaire.

Cette situation fragile s’explique par plusieurs facteurs, et en particulier :

  1. Une saison des pluies courte et des déficit pluviométriques récurrents (le temps d’installation des cultures varie de 21 à 30 jours);
  2. Sous équipement des unités de production agricole (UPA) : seules 30 à 35 % des UPA possèdent une unité attelée, et dans le cercle de Yélimané, il n’existait en 2017 que 12 tracteurs fonctionnels mais sous équipés (pour une superficie équivalente à celle du département de Seine et Marne);
  3. Faible niveau technique des producteurs;
  4. Difficultés de mécanisation des petites exploitation aux parcelles dispersées et non dessouchées;
  5. Absence de structure de maintenance de matériel agricole;

La Loi d’Orientation Agricole du Mali prône la mécanisation agricole comme moteur de l’atteinte de la sécurité alimentaire. L’approche d’intervention de l’AMSCID avec le soutien de la Fondation Sadev, est de soutenir la mécanisation par le développement et renforcement de Coopératives d’Utilisation de Matériels Agricoles (CUMA).

Le projet prévoit donc la structuration, la formation, l’équipement et le suivi de quatre coopératives de type CUMA dans le cercle de Yélimané.

Mise en oeuvre du projet :

Avec l’acquisition et la mise en fonction de ces équipements, il s’agit d’aider au développement de l’agriculture et au développement économique dans le cercle de Yélimané et aider ces populations à atteindre les objectifs de l’autosuffisante alimentaire.

  1. Sous équipements des Unités de Production Agricoles;

Seulement 30 à 35% des Unités de Production Agricoles (UPA) possèdent une unité attelée et il n’existait dans le Cercle de Yélimané que sept tracteurs fonctionnels mais sous équipés.

Origine du projet :

L’AMSCID est déjà engagée auprès d’agriculteurs du cercle de Yélimané dans la mise en place de Coopératives d’utilisation de Matériels Agricole (CUMA). Des CUMA ont été créées dans les 4 anciens cantons du cercle. Au delà de ces coopératives, il est également prévu la mise en place d’une coordination des différentes coopératives (Cf. Annexe : Dossier projet global CUMA Cercle de Yélimané).

Compte tenu du coût élevé du tracteur pour les petits exploitants, la formule CUMA à Yélimané est la bien venue pour la rentabilisation de l’utilisation du tracteur.

Promouvoir des Sociétés Coopératives d’Utilisation du Matériel Agricole dans le cercle de Yélimané, couronnées par une Union.

Création des coopératives :

La coopérative simplifiée de petite dimension de cinq (5) membres à cent (100) a pour instances l’Assemblée Générale, un comité de gestion de trois (3) personnes choisies (non élues), un comité de surveillance de trois (3) personnes élues par l’AG.

L’idée du projet CUMA, largement réfléchie a conduit l’AMSCID, à organiser en 2011, une mission d’Etude au Bénin pour s’imprégner de l’expérience des CUMA du Bénin.

A la suite de cette mission, un diagnostic a été commandité par la Direction Nationale du Génie Rural. Diagnostic qui a abouti au montage de projet CUMA.

Ce projet a tardé à voir le jour, mais c’est grâce à la Fondation Sadev-Mali qu’il va réellement démarrer après son ajustement et la mise en place des SCUMA adéquates.

Les principes coopératifs de l’OHADA furent bien commentés, en donnant des anecdotes et des exemples terre à terre, par le spécialiste Monsieur Sinè Diawara.

Une section technique sera mise en place pour le suivi, la formation en gestion et l’entretien des équipements.

Les assemblées de sensibilisation et d’éducation coopérative sont tenues à Yélimané, Kirané, Gory, Tambacara et Maréna.

Par tout, les principes coopératifs, le commentaire des statuts et règlements ont été développés, en instant sur : les modes de choix des membres du comité de gestion ou l’élection des membres du comité de surveillance le capital social est formé par des parts sociales, la part sociale allant de 25 000 F CFA à 125 000 F CFA, remboursable.

Sur le terrain, on procédera à la sensibilisation ou à l’éducation coopérative, à la mise en place des structures, le recensement des coopérateurs et à l’élaboration des Procès-Verbaux.

  • Constituer des Sociétés Coopératives d’Utilisation du Matériel Agricole par la tenue d’assemblées de sensibilisation, l’élaboration des Statuts et Règlements Intérieurs, la mise en place des Comités de Gestions, des Comités de Surveillance et une Union.

 

La mise à la disposition de ce matériel aux paysans, fera l’objet d’une convention, prévoyant le remboursement au bout de cinq ans, des fonds investis (sous forme de revolving) avec l’objectif de financer d’autres projets. L’AMSCID, partenaire de la Fondation au Mali assure un suivi et accompagnement des coopératives et produit notamment des rapport d’activité trimestriel des tracteurs. Les premiers labours ont pu commencer début juillet.

L’appui à la création et à la structuration de CUMA

Le cas de la Commune du Tringa :

La commune du Tringa dispose de 6 plaines et de 5 bas-fonds dont toutes les plaines et 3 bas-fonds sont aménageables. On y rencontre trois types de sols : sols argileux, sols argilo-limoneux et sols sablo-argileux. Dans la commune du Tringa, il est pratiqué divers systèmes de cultures, à savoir : Les cultures de décrue sur de vastes étendues où domine la culture de sorgho suivie de celles du maïs et du niébé associé. Les cultures pluviales : maïs, sorgho, arachide, riz, niébé. La superficie totale emblavée est de 3 475 ha répartie par 250 Ha de culture de décrues et 3225 Ha de cultures pluviales. Un tracteur permettait de labourer 360 Ha en 720 H d’utilisation. Soit à peine plus de 10% des terres cultivées dans la Commune.

Le prix d’une heure de labour par tracteur est d’environ 20.000 FCFA et peut varier selon les localités et les sols. Le Projet se conformera aux tarifs en vigueur en accordant un prix préférentiel aux membres des coopératives, avec comme objectif de passer à 800 ha de terres labourée par saison.

Dans le Tringa, Diadié Tounkara, qui était membre de l’ancienne coopérative, a suivi une formation en France (Toulouse) au centre de formation de Onde, il a un certificat en mécanique, et en jardinage (conducteur de tracteur et mécanique), il a suivi des formations au niveau de l’URCAK sur le jardinage. Autour de Diadié des agriculteurs se regroupent autour du projet de CUMA. L’apport de chaque coopérant entre 25.000 et 125.000 FCFA.

Dans le cadre de la proposition, nous prévoyons d’appuyer l’initiative de CUMA en la dotant de 2 tracteurs Mahindra de 50 CV, équipés d’une charrue à 2 disque, d’un pulvérisateur de 14 disques et d’une remorque à 4 roues de 5 tonnes. Cet appui s’intégrera dans l’action plus large de l’AMSCID et de la direction régionale du génie Rural d’appui aux CUMA dans le Cercle de Yélimané, la coopérative de Tringa servira d’expérience pilote pour les mise en place des coopératives des autres cantons.

Les tracteurs seront des tracteurs montés en usine au Mali et dont l’entretien pourra être assuré par les compétences locales et éventuellement auprès du garage de l’URCAK (Union Régionale de Coopératives Agricoles de Kayes) seule structure reconnue de maintenance de tracteurs à Kayes. Un contrat de maintenance du matériel agricole sera établi entre la coopérative et l’URCAK.

Pour rendre les coopératives capables de se prendre en charge et assurer leur autonomie, des formations en conduite et en maintenance de tracteurs, en marketing, en gestion et l’esprit coopératif seront programmés et dispensées en Soninké.

Une sensibilisation des groupes cibles sur la rentabilité à travers une utilisation rationnelle du tracteur, la planification correcte des activités et la gestion transparente de fonds de l’entreprise, doivent être menées avant la constitution de coopératives de vrais producteurs. Tous les membres des organes administratifs et de surveillance seront enfin formés en marketing et en gestion d’entreprise.

Les prestations contribueront à l’extension des superficies emblavées, par conséquent, on assistera à une augmentation de la production agricole entraînant une amélioration des conditions de vie des populations.

Atouts :

  • disponibilité de terre;
  • durée courte de l’hivernage ( les gens veulent plus de surface pour peu temps);
  • plus de 90% population du cercle sont des ruraux, insuffisance des main d’oeuvre dans le secteur;
  • seulement 12 tracteur dans le cercle 2017 (actuellement aucun dans la commune);

Limites :

  • Un faible de taux de mécanisation agricole dans les exploitations , sécheresse ;
  • Axe prioritaire : sensibilisation pour vulgariser les nouvelles techniques culturales (matériels. Semences etc); Nombre de semoir : 72 , charrue 387 ( rapport 2016 -2017 ‘ pas motoculteur pas herse)